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Azahara, étudiante espagnole en alternance

Après deux ans d’études en ingénierie et systèmes en Espagne, Azahara Martinez arrive en France avec le programme Erasmus. Puis, dès sa licence 3 en Mathématiques-informatique à l’IGM, elle fait le choix de l’alternance. Elle continue son apprentissage, en Master 1 Informatique, au côté de son tuteur Olivier, à la direction du Fret (transport de marchandises) à la SNCF. Dans cette interview, Azahara vous livre son expérience et ses conseils en tant qu’étudiante de nationalité étrangère en France. Elle et son tuteur partagent aussi leur point de vue sur l’alternance.

 

Comment et pourquoi avez-vous choisi l’IGM ?

Azahara : Mon université d’origine nous avait proposé différentes universités en Europe. Il y avait le Portugal, l’Italie, la Belgique et la France avec l’UPEM. J’ai regardé les différents sites des universités et ce qui m’a tout de suite sauté aux yeux est que l’UPEM a été créée en 1991. J’ai aimé qu’elle soit une nouvelle fac. L’université à Bruxelles m’intéressait aussi mais j’ai préféré choisir l’UPEM. Je souhaitais découvrir la célèbre ville de Paris et apprendre le français.

Avez-vous eu une aide de la part de votre université d’origine ou de l’IGM pour votre intégration en France ?

Azahara : L’UPEM m’a aidée. C’est grâce à cette université que j’ai trouvé un logement dans une résidence du CROUS. Le Service International est là aussi pour nous aider dans le cas où nous aurions des questions.

Quels sont pour vous les avantages d’un programme en France ?

Azahara : C’est un plus pour votre CV mais aussi et surtout pour soi-même. On apprend une autre culture et on s’ouvre à elle. A travers les cours, on peut apprendre la langue et le vocabulaire spécifique à la formation plus facilement. Nos parents ne sont plus là pour nous aider alors nous devenons plus autonomes et matures.

Comment s’est déroulée votre intégration en France ?

Azahara : J’ai remarqué qu’il y a beaucoup de bourses et d’aide pour les étudiants, par exemple pour le logement alors que dans mon université d’origine, il y en a aucune. J’ai entendu parler de personnes pouvant à la fois suivre des cours et avoir une expérience professionnelle. En Espagne, l’apprentissage n’existe pas, du moins pas dans mon université d’origine. C’est une des raisons qui m’ont poussée à revenir poursuivre mes études à l’IGM après avoir achevé le programme Erasmus.

Pourquoi avez-vous fait le choix de l’alternance pour vos études à l’IGM ?

Azahara : J’ai choisi l’alternance car je voulais avoir une expérience professionnelle, avoir plus de connaissances pratiques et découvrir le monde de l’entreprise.

Quelles sont les démarches que vous avez faites pour trouver une entreprise ? Avez-vous des conseils pour les prochains étudiants ?

Azahara : Pour mes recherches, j’ai majoritairement utilisé Internet. Je suis aussi allée à un forum qui était organisé pour la recherche d’un travail. J’ai cherché pendant un mois et demi. L’université avait mis à notre disposition une liste d’entreprises dans lesquelles les anciens étudiants avaient été accueillis. J’ai essayé de postuler dans ces entreprises mais lors de mes recherches en août, ils n’avaient plus de postes disponibles.

Cependant, je conseille aux étudiants de ne jamais se décourager, et ce même si les cours ont déjà commencé. Il faut persévérer.

Olivier : Je confirme ce qu’Azahara a dit sur la recherche d’entreprise : il ne faut pas se décourager. Il y aura toujours des entreprises qui seront à la recherche d’alternants même durant le mois de septembre car cela arrive des deux côtés de commencer tardivement les recherches.

Y a-t-il beaucoup de postes pour alternant dans votre équipe ?

Olivier : Dans l’équipe à laquelle j’appartiens, nous avons en permanence trois alternants pour cinq personnes. Au niveau du pôle, il y a 25 personnes avec une dizaine d’alternants.

Quelles sont les qualités que vous recherchez chez un alternant ?

Olivier : Pour Azahara, ce qui m’a le plus intéressé est son CV qui correspondait parfaitement à ce que l’on recherchait. De plus, nous nous sommes bien entendus dès le départ et cela est quelque chose qui est très important. Nous recherchons des personnes qui puissent s’intégrer dans l’équipe, ouvertes d’esprit et qui vont naturellement vers les gens car il est difficile de se faire une place dans une entreprise où tout le monde se connait déjà. Ce sont les deux critères les plus importants pour moi : l’adéquation des compétences déjà acquises ou en voie d’acquisition avec notre demande et les qualités relationnelles de la personne.

Quelles sont les avantages d’un contrat en alternance pour l’étudiant et l’entreprise ?

Azahara : J’ai acquis de nouvelles connaissances pratiques. J’ai pu découvrir le monde professionnel, rencontrer de nouvelles personnes sympathiques et appliquer mes connaissances théoriques dans mon travail.

Olivier : Cela permet de renouveler les équipes, de faire intervenir du sang neuf, d’intégrer de nouvelles compétences, de nouvelles idées auxquelles on n’aurait pas forcément pensé en fonctionnant en circuit fermé.

Embauchez-vous les alternants après leur formation ?

Olivier : C’est très variable. Quand un ou plusieurs postes sont disponibles, nous appuyons les candidatures des alternants qui terminent leur formation.

Embaucher quelqu’un qui connait déjà l’entreprise, qui connait le milieu, qui connait déjà les employés et les métiers, c’est un atout inestimable.

Il existe des cas d’alternants embauchés à la suite de leurs études mais ce n’est pas systématique et ce n’est surtout pas aussi fréquent qu’on le souhaiterait.

Un dernier conseil ?

Azahara : J’en ai un pour les étudiants étrangers. L’intérêt de partir à l’étranger est de connaître de nouvelles personnes, de connaître une nouvelle culture. Ils doivent avoir envie de connaître des gens parce que je vois souvent des personnes du programme Erasmus qui restent entre eux, formant un groupe fermé. Ils se connaissent entre eux mais cela ne leur permet pas de découvrir la culture française. Je pense qu’il faut créer plus d’activités auxquelles pourraient participer à la fois les étudiants Erasmus et les étudiants français, ainsi chacun pourra faire découvrir sa culture à l’autre.

Olivier : Je pense qu’à ce niveau-là l’alternance est un bon choix de parcours. Cela permet justement de sortir du cadre scolaire et faire d’autres choses avec des personnes qui ne sont plus en formation

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Entretien réalisé en juin 2015 par Clémence et Mickaël