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Fadi, étudiant étranger, en master à l'IGM

Après sa quatrième année d'étude dans une université française en Egypte et un Master 2 Informatique, Fadi Zaki, 24 ans, décide de refaire un Master 2 mais cette fois-ci à l'université Paris-Est Marne la Vallée. En 2014, il obtient donc son autre Master 2 dans une spécialité qui se rapproche de celle qu'il avait au départ: Micro-technologies pour les systèmes de communications et les capteurs (MTSC). Grâce à son stage effectué dans ce Master, à l'institut de recherche IFSTTAR, il obtient une bourse pour sa thèse. Depuis novembre 2014, il est en doctorat à l'Ecole supérieure de Cachan. Il partage avec nous son expérience à l'IGM en tant qu'étudiant étranger.

Comment et pourquoi aviez-vous choisi IGM ?

J’ai connu l’IGM durant ma première année d’études en France auprès d’un ami qui était étudiant à l’UPEM.

Quelle formation avez-vous suivie dans votre université d'origine et ici à l'IGM ? Pour quelles raisons l’aviez-vous choisie ?

J’avais choisi la spécialité électronique et communication de la faculté d’ingénierie dans mon université d'origine car il y a beaucoup d'applications dans l’industrie et surtout dans la recherche qui dépendent de cette spécialité.

Deux raisons m'ont poussé à choisir le Master 2 MTSC. La première est qu'il correspondait bien à ma formation de base et la seconde est que les contenus des cours de ce Master étaient non seulement très intéressants mais aussi correspondaient au sujet de ma thèse.

Pourquoi avez-vous fait le choix d’un programme en France pour vos études ?

Les études à l’université française d’Egypte m’ont facilité l'apprentissage de la langue française et la compréhension du système d’éducation français. Cela est grâce à des enseignants français qui nous ont enseignés des cours scientifiques. Ces deux points m’ont motivé à chercher un programme d’études supérieures en France.

Quelles sont les démarches pour trouver ce programme ?

Il y en a de plusieurs sortes et de plusieurs niveaux. Il existe des bourses qui sont dédiées aux étudiants qui font leurs études en français. Chaque université ou faculté ayant une section d’études en français bénéficie d'un nombre très limité de bourses (une ou deux). Il y a d'autres bourses qui sont données par le gouvernement français (Eiffel). La compétition est assez forte entre les étudiants, par conséquent leur moyenne et leur classement comptent beaucoup pour obtenir ces bourses. De plus, la compétition pour les programmes internationaux est plus importante.

Pour ma part c'est grâce à un système de double cursus de mon université d'origine que j’ai pu obtenir une bourse du gouvernement français (BGF) pour étudier dans ce pays.

En résumé, l’étudiant doit essayer de faire ses études en français dans son pays d’origine (cela facilite un peu les choses ) en essayant d’avoir de bonnes moyennes et un bon classement. Sinon, il y a les programmes internationaux mais il faudrait vraiment être un très bon candidat pour être accepté dans ceux-ci.

Quels sont pour vous les avantages d’un programme en France ?

Je trouve que la France dispose d'un très bon système d'éducation et d'une recherche universitaire de qualité.

Comment s’est déroulée votre adaptation en France ?

Ce qui m’a le plus surpris, c’est la différence de comportement des professeurs et des chercheurs. Par exemple, j’étais surpris lorsque j’ai vu mon encadrant de stage utiliser un vélo pour se déplacer. Je n’ai jamais vu cela dans mon pays, les professeurs en Egypte viennent en voiture presque tous les jours. Nous devons aussi vouvoyer les professeurs égyptiens en signe de respect même si on a travaillé 5 ans avec eux. En France, mes professeurs m’ont demandé de les tutoyer pour éviter de mettre une distance entre nous.

Qu’est-ce que le programme vous a apporté dans votre projet professionnel/ pour votre expérience personnelle ?

Mes trois années en France m’ont appris énormément de choses. Mon français s’améliore considérablement et j’ai beaucoup appris concernant la communication.

Après vos études à l’IGM, comment s’est déroulée votre recherche d’emploi ?

C'était facile pour moi car je recherchais une thèse de doctorat. Mes notes et les recommandations que j’ai eues de mes profs de l'IGM et de mes tuteurs de stage ont facilité mes recherches. J'ai même été accepté pour plusieurs sujets de thèses.

Pouvez-vous décrire un cours suivi à l’IGM dont vous vous servez dans le cadre de votre thèse ?

Du point de vue pratique, nous avons eu plusieurs TD très utiles sur des logiciels très importants (pour la recherche et l’industrie) comme ANSYS Mechanical APDL. J'utilise ce dernier pour effectuer une modélisation thermomécanique en éléments finis.

Je me sers également du langage VHDL et de la programmation des circuits FPGA en utilisant Xilinx ISE Design Suite que j'utilisais durant mon stage.

Je fais de la modélisation physique d’un transistor GaN de puissance. J’utilise des logiciels de simulation pour valider le modèle physique que je crée.

J’ai eu durant ma formation deux cours qui sont fortement liés à ma thèse : le cours de physique de semi-conducteur (vue physique du transistor) et le cours sur les circuits analogiques où on a appris en détails le principe de fonctionnement d’un transistor analogique (vue électrique du transistor). Ces deux cours ont été essentiels pour ma thèse.

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Entretien réalisé en juin 2015 par Clémence et Mickaël